Pourquoi Cuddl'up change de modèle économique et pourquoi il séduit les restaurateurs ?

La start-up basée à Nice, qui a développé une solution permettant de rendre les tables des restaurants connectées et intelligentes, poursuit sa croissance en faisant pivoter son business-modèle. Une nouvelle approche qui promet d’apporter davantage de valeur ajoutée aux restaurateurs, chiffres à l’appui.
Cuddl’up est née d’un constat, celui d’un temps d’attente bien trop long pour celui qui veut se restaurer : pour être placé, pour être servi, pour être encaissé… Des espace temps que le consommateur estime perdus, quand en parallèle, le ticket moyen – crise et restrictions financières qui vont de pair obligent – n’évolue pas positivement. Un ensemble de facteurs pénalisants pour le restaurateur et désagréable pour le consommateur, auquel la petite entreprise fondée par Marc de Gibon et Christophe Aubert a décidé de remédier.

Augmentation du ticket moyen

C’est comme cela qu’en 2015, le duo lance des tables de restaurants connectées, intégrant un logiciel capable de prendre en compte les commandes, mais pas seulement, proposant aussi de faire son choix en fonction de ses goûts ou allergies alimentaires et en ajoutant une couche d’intelligence en faisant des propositions « qui dépendent du profil du consommateur et de son panier« . Une garniture ou une boisson par exemple. Ce qui a pour effet de faire progresser le ticket moyen, « jusqu’à + 28 %« , assure Marc de Gibon.
Les tables Cuddl’up proposent également des jeux pour faire patienter et créer de la convivialité le temps de la préparation des plats. « Il n’existait pas de personnalisation de l’expérience« , souligne Marc de Gibon. « Le temps de l’attente et du paiement étaient anxiogènes« . Oubliés, car cette table intelligente offre aussi la possibilité de payer de manière dématérialisée, sans attendre le serveur et son TPE.

Nouvelle recette

Si jusqu’à présent la start-up, qui se positionne comme un éditeur de logiciel, appuyait son business-modèle sur la location et la vente de licences, elle pivote désormais celui-ci en choisissant une rémunération sur le chiffre d’affaires – 50 % de la progression enregistrée – généré par l’établissement. « Nous avons démontré la pertinence de notre solution« , indique Marc de Gibon. « Nous mettons donc le matériel à disposition et continuons à développer notre logiciel avec des datascientistes« . Car au-delà, c’est la possibilité qui est offerte d’affiner la carte, de mesurer les plats qui sont plébiscités et ceux qui le sont le moins. « Il est possible d’intervenir en temps réel sur la carte« , souligne Marc de Gibon. Et envoyer également des notifications push, ce qui aide à la fidélisation du client. Car la solution Cuddl’up est multiplateformes et cross-canal.

Etablissements alléchés

Confiant, le président de Cuddl’up l’est d’autant plus qu’après Hippotamus à Antibes ou Max à Table, il vient de conclure deux contrats pour douze établissements, à Paris et dans les Alpes-Maritimes. En ligne de mire, il y a l’ouverture aux Etats-Unis dès 2017. Sans doute aussi de bonnes nouvelles viendront du côté de l’Espagne. Et pour donner du liant à ce développement, une levée de fonds d’un montant de 500 000 euros est en cours. Cuddl’up emploie 5 ETP et prévoit un chiffre d’affaires de 500 000 euros pour 2016.
 

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Source :  La Tribune d’Aix-Marseille (06/10/2016)

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