Les smart cities : une révolution urbaine et économique

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En Europe, déjà 240 villes sont dites « intelligentes » du fait des innovations durables, connectées et toujours plus proches des citoyens qu’elles se sont efforcées de développer au cours de la dernière décennie. C’est aux Etats-Unis que ce concept a connu ses débuts, au milieu des années 2000, avant de venir séduire les investisseurs de l’autre côté de l’Atlantique.

La « smart city » correspond à l’introduction des technologies de l’information et de la communication (TIC) dans l’espace urbain pour améliorer ses services d’un point de vue économique, sociétal et environnemental. Ses grands objectifs sont les suivants : sobriété dans la gestion des ressources, intégration des usagers au centre de la ville, utilisation efficiente des TIC. Afin de réduire leurs dépenses publiques et de limiter les impacts du changement climatique, les villes encouragent la gouvernance citoyenne, l’économie circulaire, le développement d’un habitat intelligent dans la sphère urbaine et une mobilité respectueuse de l’environnement. La ville connectée et mobile transforme les filières industrielles des TIC, de l’énergie, du bâtiment, des transports, de traitement des eaux usées et des déchets, du secteur tertiaire. En raison de sa transversalité et de ses enjeux, la smart city bouleverse les politiques publiques et les décisions stratégiques industrielles : des acteurs publics aux donneurs d’ordre privés, c’est tout l’écosystème économique qui est concerné par cette nouvelle approche.

Selon une étude de Frost & Sullivan citée par le magazine Challenges*, le marché représenterait plus de 1,500 milliards de dollars à l’horizon 2020. La révolution « smart city » entraîne avec elle perspectives d’emploi dans de multiples secteurs, de dynamisme dans les instituts de recherche et de stimulation de l’innovation pour l’industrie. En France, Lyon est un bon exemple des gains générés par un investissement en faveur de ce concept, étant la ville leader parmi les 18 territoires labellisés « intelligents » à l’échelle nationale. Dès 2010, la métropole s’est engagée dans cette dynamique et a su rassembler 210 millions d’euros grâce à ses partenaires pour ses principaux projets. Entre autres sont ciblés les réseaux électriques intelligents (les « smart grids »), les nouvelles formes de mobilité et la gestion de l’eau dans la ville. Le « Grand Lyon » est ainsi le bâtisseur du premier îlot mixte à énergie positive en Europe, le fameux HIKARI, produisant au travers de 12 000m2 170 PV Mwh/an. En plus de cette réalisation, de nombreux projets ont abouti, à l’exemple de TUBA, le laboratoire urbain collaboratif et lieu d’expérimentation, ou d’Optimod’Lyon, avec son site web sur les offres de mobilité locales.

La « smart city » est un marché économique prometteur en stimulant l’innovation, les technologies de pointe et collaboratives. Les acteurs publics locaux, nationaux et européens ont saisi l’ampleur de cette perspective et soutiennent la démarche smart city par le biais d’ appels à projets collaboratifs. Grâce à leur soutien financier, de nombreux projets « smart cities » ont vu le jour à travers l’Europe et l’Hexagone.

Pour plus d’informations sur les opportunités de financement public liées au thème des « smart cities » ou toute information sur les possibilités de soutien au développement de vos projets, n’hésitez pas à nous contacter : +33(0)4.84.25.18.60 ou contact@deveum.fr.

*« Smart city » : qu’espérer de la ville de demain ? Challenges, 2015.

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